Nourrir l’Humanité – Acte 2, éclairer une parole, éveiller les consciences

Le comédien belge Charles Culot offre un deuxième opus au spectacle ” Nourrir l’Humanité, c’est un métier “. Dix ans plus tard, il continue d’offrir une parole et de relayer les inquiétudes des agriculteurs belges. ” Nourrir l’humanité – Acte 2 ” est présenté jusqu’au 30 octobre au Théâtre le Public à Bruxelles.

Charles Culot est comédien, il est aussi frère et fils d’agriculteur. Son travail d’investigation commence en 2011, lorsqu’il décide de partir à la rencontre des agriculteurs de sa région. Accompagné par la comédienne Valérie Gimenez, il filme, écoute et recueille leurs témoignages. Un premier opus est né : ” Nourrir l’Humanité, c’est un métier “. Créé en 2011, au lendemain de la première crise du lait, le spectacle relaie avec force, la détresse des agriculteurs belges qui pour certains, au bord de la faillite, voyaient avec horreur le prix du litre de lait baisser drastiquement. Plusieurs points sensibles étaient alors abordés : la disparition des exploitations familiales au profit d’une agriculture de masse, le découragement des agriculteurs face à l’industrialisation de leur secteur.

Ce premier spectacle a été joué plus de 400 fois. Il a été nommé en 2014 aux prix de la Critique dans la catégorie ” Meilleure découverte “. Il a également reçu le Label d’utilité publique Région Bruxelles Capitale en 2016.

Dix ans plus tard, l’acte 2

Charles Culot a retrouvé les personnes qu’il avait rencontrées en 2011. Comme dans son premier opus, les images vidéo de ces rencontres défilent à l’écran, tandis qu’attablés à une petite table de cuisine, Charles Culot et Julie Remacle (en alternance avec Sarah Testa) respectent à la lettre les témoignages des agriculteurs. Les comédiens adoptent l’intonation, les postures et les silences de ces personnes qui ont choisi pour métier, de nourrir l’humanité.” On peut voir tout une série d’agriculteurs enfermés dans un modèle que la politique leur a imposé. Un modèle d’agrandissement et de surendettement dans lequel ils ne s’en sortent pas. Mais à côté de ça, il y a tout une série d’agriculteurs qui ont choisi d’opter pour une transition. Ils ont fait le choix de produire autrement… “

Charles Culot au micro de François Caudron

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